
| ALANDIER |
| Foyer placé à la périphérie des fours, généralement à leur base, et servant à produire la chaleur nécessaire à la cuisson. |
| A |
| ALQUIFOUX |
| Sulfure de plomb qui permet de préparer les glaçures. Sous l’action d’une chaleur oxydante, il donne un enduit vitreux légèrement doré, servant à vernir les poteries. Son usage est réglementé en raison de sa toxicité. |
| AMPHORE |
| Vase dont la forme existe depuis l’antiquité. Haute et fuselée, une amphore a la particularité d’être pointue à la base afin d’être facilement enfoncée dans le sable, pour être stockée et rester fraîche. |
| ARGILE |
| Terre naturelle utilisée depuis la plus haute antiquité dans toutes les régions du monde (Moyen Orient, Egypte, Chine). Les premiers récipients fabriqués par l’homme sont en argile cuite à basse température dans des fours plus ou moins rudimentaires. L’argile provient de la décomposition des roches sous l’action de l’eau de pluie, des glaciers, ou même du vent. Elle varie donc en fonction de la composition chimique des roches qui l’entoure, et l’on trouve des argiles qui varient en qualité, couleur, plasticité, finesse ; certaines contiendront des inclusions organiques. |
| BARBOTINE |
| Argile délayée dans l’eau afin de coller les différentes parties de la pièce en cours de fabrication (anse, décor, etc.) |
| B |
| BAROLET |
| Poire en caoutchouc terminée par une canule en verre, à pointe plus ou moins fine, servant à poser un décor fin sur une pièce de céramique. |
| BARRETTE |
| Petite tige triangulaire soutenant la pièce dans le four, afin qu’elle ne colle pas au plancher du four. |
| BISCUIT |
| Pièce de céramique, en porcelaine ou en faïence, qui a déjà subit une cuisson. Elle pourra ensuite recevoir des décors et être recuite, une ou plusieurs fois. |
| BOTTGER Johann (1682-1719) |
| Chimiste allemand qui découvre en 1709, le secret de la porcelaine chinoise, à base de Kaolin. En 1710, Auguste II fonde la Manufacture de Meissen, dont Bottger prit la direction. |
| BRONGNIART Alexandre (1770-1847) |
| Minéralogiste et géologue français, Directeur de la Manufacture de porcelaine de Sèvres de 1800 à 1847, et créateur du musée de céramique de Sèvres. Auteur du «Traité des Arts Céramiques» en 1844. |
| CALIBRAGE |
| Action de préparer une quantité de terre toujours la même, afin que les tourneurs ou les anseuses puissent réaliser des objets en séries. |
| C |
| CASETTE (ou Cazette ou Gazette) |
| Etui en terre réfractaire cuite, dans lequel on empile les pièces de céramique pour les protéger de l’action directe du feu pendant la cuisson. |
| CELADON |
| Inventé par les Chinois sous la dynastie des SONG (960-1279), le céladon est une céramique de type grès, ou grès porcelaineux, subissant une cuisson en réduction à haute température. QINGCI, terme chinois pour céladon, signifie «grès vert-bleu». En français, le terme céladon provient de l’Astrée, roman d’Honoré d’Urfé (1557-1625). Le héros, Céladon, s’habillait de vêtements et rubans de couleur verte. Les céramiques provenant de Chine présentant un ton vert furent appelés des Céladons : le nom propre était devenu un nom commun ! |
| CENDRES |
| Les cendres provenant de la combustion d’arbres, arbustes, herbes, sont utilisés comme fondant pour les couvertes cuites à hautes températures. |
| CERAMIQUE |
| Terme générique pour désigner tout objet en terre cuite. Que ce soit un objet en faïence, en grès ou en porcelaine. (voir ces noms). |
| CHAMOTTE |
| Terre déjà cuite, (une brique par exemple), puis finement broyée et tamisée. Cette poudre, appelée chamotte, est ajoutée à l’argile pour la rendre plus solide ; on peut d’ailleurs cuire la terre chamottée à plus haute température que la terre naturelle. Le céramiste, selon le résultat escompté, utilisera de la chamotte broyée plus ou moins finement. |
| COL |
| Le col d’un vase est la partie rétrécie en haut de l’objet, juste avant l’orifice supérieur. Il se situe au-dessus de l’épaulement, ou de la panse du vase. |
| COLOMBIN |
| Boudin de terre de diamètre plus ou moins fin, que l’on pose l’un au-dessus de l’autre, pour façonner des céramiques sans utiliser le tour : striés et barbotinés, on place les boudins les uns sur les autres, puis on marie les étages par pression alternative vers le haut puis vers le bas. Cette technique permet de façonner tout type de forme. |
| COMBUSTIBLES |
| Les fours fonctionnent avec différents combustibles : le bois (le plus ancien), surtout des résineux ; le charbon, le mazout, le gaz, et l’électricité. Le rendu des pièces diffère selon le type de four utilisé : le bois et le gaz apportent des effets mystérieux, des reflets profonds. L’électricité fixe plus régulièrement les couleurs. |
| COULAGE |
| Pour mouler une céramique, on fabrique un moule en plâtre, dans lequel on coule de l’argile assez liquide, ou barbotine. Quand la terre a suffisamment séché, on enlève le moule et on peut décorer la pièce, puis la cuire. Cela permet de faire des pièces de séries. |
| COUVERTE |
| Enduit vitrifiable, transparent, incolore ou coloré par des oxydes, dont on recouvre les céramiques pour leur donner un aspect brillant. La pose de la couverte se fait par immersion, par aspersion ou par soufflage. La pose du décor peut s’exécuter à cru sous couverte, dans ce cas, il cuit en même temps qu’elle, au grand feu, ce qui limite les couleurs : c’est ce qu’on appelle un décor sous couverte. Ou bien, il peut être appliqué sur la couverte déjà cuite, avec des couleurs vitrifiables, et fixé par une ou plusieurs cuissons à plus petit feu selon les couleurs employées : c’est le décor sur couverte. En savoir plus : La composition des couvertes varie selon la nature de la pâte qu’elles recouvrent, et selon l’aspect que l’on veut lui donner. Les couvertes doivent être fusibles à une température proche de la vitrification de la pâte, et posséder le même coefficient de dilatation pendant la cuisson. Les couvertes contiennent du felsdpath, du Kaolin, du quartz, de la craie ou de la potasse. |
| CRAQUELE |
| Procédé de décoration consistant à provoquer volontairement des réseaux de craquelures sur la glaçure, la couverte ou l’émail d’une céramique, soit par refroidissement brusque à la cuisson, soit en incorporant un ingrédient spécial dans la composition de ces revêtements. |
| CROUTE ou LASTRE |
| Plaque de pâte homogène, d’épaisseur variable, étendue en rond à l’aide d’un rouleau, et servant à façonner les céramiques par application sur des moules. On obtient ces plaques à partir d’un bloc de terre coupé régulièrement par un système de fils (comme un fil à couper le beurre). Un système de règles a été inventé pour que les plaques aient la dimension désirée. |
| CUISSON |
| Opération consistant à soumettre des céramiques façonnées et séchées à l’action du feu, dans un four, pour les solidifier par durcissement de la pâte. |
| DECOR |
| Il faut distinguer la façon dont on pose un décor d’une part, et la façon de les cuire d’autre part. Pour poser un décor, on utilise des pinceaux, des éponges, des tampons. Pour poser un décor uni, on procède par trempage, ou par pulvérisation. Les céramiques sont décorées par une peinture, par gravure (décor à la molette), par estampage (décor au cachet), ou par grattage à travers une fine couche d’engobe dont la couleur diffère de celle du corps de l’objet (décor sgraffité), ou par application de paraffine qui décore en réserve. Pour cuire un décor, on distingue les décors posés sous couverte, des décors posés sur couverte. (Voir à Couverte). |
| D |
| DEFAUT |
| Les défauts de cuisson ressemblent souvent à des lignes de cassure dont les bords restent collés pendant la cuisson. C’est ce qu’on appelle un fêle de cuisson. |
| DEGOURDI |
| Premier passage au four, ou pré-cuisson à basse température (moins de 300 degrés), d’une céramique déjà façonnée, afin de la solidifier, de faire évaporer l’eau et d’évacuer certains gaz nuisibles à la pose ultérieure des enduits vitrifiables. |
| DEGRAISSANT |
| Substance qui modifie la plasticité d’une pâte argileuse, et permet son séchage et sa cuisson sans déformation ni fendillage. Ce sont souvent des sables ou des chamottes. |
| DORURE |
| Dans les solutions, l’or existe sous forme de Chlorusulfure d’or ; avec du sous nitrate de Bismuth et du Borax comme fondant. La cuisson se fait à 730 degrés pour la faïence. |
| EBAUCHOIR |
| Outil, sorte de ciseaux, en bois, en ivoire, ou en métal, servant à modeler la terre. |
| E |
| EGRENURE |
| Petit accident à la surface d’une céramique qui a enlevé une petite partie de la pièce. |
| Enduit vitrifiable que l’on pose sur une pièce. Suivant les éléments qui prédominent dans sa composition, il possède des propriétés différentes et reçoit les noms de vernis, émail, couverte ou glaçure. Le terme EMAIL s’applique généralement à un enduit vitrifiable, opaque, ordinairement stannifère, qui s’emploie en forte épaisseur sur les faïences, et sur les vernis déjà cuits pour les décors de moufle. |
| ENFUMAGE |
| Production fortuite ou volontaire de fumée au cours d’une cuisson en réduction, provoquant un noircissement des poteries. |
| ENGOBE |
| Barbotine, naturelle ou colorée par des oxydes, dont on recouvre une pièce crue, soit pour dissimuler la couleur ou la texture de la pâte, soit pour la décorer. Le décor d’engobage à la poire se fait avec une barbotine finement tamisée, à consistance assez épaisse ; afin de donner adhésion et fluidité, on ajoute de la gomme. L’engobe est recouvert d’une glaçure avant la dernière cuisson. Procédé connu depuis l’antiquité. |
| EPAULEMENT |
| Partie d’un vase qui joint le col à la panse. |
| ESTAMPAGE |
| Mode de décoration consistant à imprimer un décor en creux ou en relief sur l’argile encore souple, à l’aide d’une matrice. Ce décor peut donc être reproduit un grand nombre de fois. |
| GAZETTE |
| Etui en terre réfractaire cuite, dans lequel on empile les pièces de céramique pour les protéger de l’action directe du feu pendant la cuisson. |
| G |
| GLACURE |
| Enduit vitrifiable, transparent, incolore ou coloré par des oxydes, que l’on applique sur une poterie pour la rendre imperméable et plus ou moins brillante. |
| GRAND FEU |
| Température de cuisson supérieure à 980 degrés. Les terres, les couleurs ne supportent pas toutes ces températures. De plus, certaines couleurs changent selon la température du four. On oppose les cuissons de Grand Feu aux cuissons de Petit Feu. |
| GRES |
| Le grès est une argile naturelle contenant de la silice, capable de supporter une haute température de cuisson (1200-1400°C), qui la vitrifie partiellement, et la rend imperméable aux liquides. Le grès peut être recouvert d’une glaçure ou couverte pour accentuer son étanchéité ; la glaçure caractéristique des grès est le vernis au sel, produit par volatilisation de sel marin en cours de cuisson, qui, réagissant avec la silice de la surface de la pâte, donne une fine couche vitrifiée. Par extension, on appelle Grès, un objet fabriqué dans ce matériau. |
| JASPEE |
| La céramique jaspée présente des bandes, des taches de différentes couleurs rappelant le Jaspe. |
| J |
| LUSTRE |
| Fine couche de métal liquide, ou oxyde métallique, qui donnera des irisations, ou reflets métalliques. Ces métaux sont de l’or, de l’argent, du platine, du cuivre, ou de l’étain. Cette fine pellicule est généralement posée sur une pièce déjà cuite, et déjà décorée. C’est toujours une cuisson de Petit Feu en réduction. |
| L |
| MAJOLIQUE |
| Céramique de la Renaissance italienne, couverte d’émail stannifère, et ornée d’un décor peint, importée d’Espagne par les navires de l’ile de Majorque. En savoir plus : l’art de la Majolique apparut dès le Moyen Age, en divers lieux d’Italie comme Faenza, Montelupo, Sienne, Orvietto, Rome. Il y fût introduit par des potiers Hispano-mauresques, qui ont diffusé la technique de la faïence sur le pourtour méditerranéen. Au cours des 14ème et 15ème siècles, cet art se développa princi-palement à Florence et à Faenza, qui en devint un centre si célèbre qu’il est à l’origine du mot «Faïence». L’apogée des majoliques italiennes se situe au début du 16ème siècle, à Urbino. |
| M |
| MARLI |
| Limite séparant l’aile du fond d’une assiette ou d’un plat. |
| MOUFLE |
| Chambre de cuisson chauffée extérieurement, et dans laquelle on place les céramiques émaillées et décorées, pour y subir, à l’abri des flammes et de la fumée une cuisson à feu modéré, dite cuisson de Petit Feu, ou feu de moufle. |
| MOULE |
| Forme en plâtre destinée à recueillir de la pâte liquide afin de reproduire plusieurs fois la même pièce. |
| OXYDATION |
| Réaction chimique provoquée pendant la cuisson, par l’oxygène de l’air au contact des métaux contenus dans la terre ou dans les glaçures posées sur les céramiques. Cette réaction permet aux métaux de donner leur couleur. La cuisson en oxydation est opposée à la cuisson en réduction (on réduit l’arrivée de l’oxygène). |
| O |
| OXYDE METALLIQUE |
| Métal combiné à de l’oxygène. Ces métaux colorent les couvertes ; ils sont modifiés eux-mêmes par les constituants de la glaçure, leur mélange, le support qu’ils recouvrent, le degré et l’atmosphère de la cuisson. Ce sont principalement : l’antimoine, le baryte, le cobalt, le cuivre, le fer, le manganèse, le nickel, le titane, l’urane et le zinc. |
| PALISSY |
| Bernard Palissy (1510-1589), céramiste, écrivain et savant français, a fait de nombreuses recherches sur les compositions et les cuissons des glaçures. Il est à l’origine des poteries jaspées. |
| P |
| PANNEAU |
| Plaque de céramique généralement rectangulaire, formé de plusieurs carreaux assemblés et collés sur un fond, ou plaque de Lave décorée et cuite. Il semblerait que seul Peter Orlando ait réussi à faire de grandes plaques de céramique qui ne se déforment pas à la cuisson. Les panneaux de céramiques peuvent être fixés au mur, ou intégrés à des meubles : tables, bar... |
| PANSE |
| Partie renflée d’un vase ou d’un pichet. |
| PARAFFINE |
| La paraffine est un mélange d’hydrocarbures saturés solides, caractérisés par leur indifférence aux agents chimiques. C’est avec la paraffine que l’on fabrique les bougies. Elle est utilisée en céramique pour créer des décors : sur un biscuit, ou sur une pièce déjà émaillée, on applique des traits plus ou moins épais de paraffine en fonction du dessin prévu ; puis on pose la couleur sur le reste de la pièce. Pendant la cuisson, la paraffine fond et le décor apparaît. L’endroit où était la paraffine laisse apparaître la couleur de fond. C’est ce que l’on appelle le décor en réserve de paraffine. Roger Capron, par exemple a beaucoup utilisé cette technique. |
| PASTILLAGE |
| Ornements en relief, en forme de pastilles ou de points, exécutés à l’aide de barbotine épaisse. Ou : modelage à la main de petits objets tels que fleurs, guirlandes, branchages, etc., trop délicats pour être façonnés par moulage ou coulage. |
| PATE |
| Composition obtenue en mélangeant, dans des proportions variables, différents matériaux (argiles, sables, quartz, feldspath, etc.) choisis selon le type de céramique que l’on désire obtenir (grès, faïence, porcelaine, etc. |
| PERNETTE |
| Petit support, de forme conique, en terre cuite réfractaire, que l’on dispose généralement par trois, sous les assiettes et les plats émaillés, afin de les isoler pendant la cuisson. |
| PICHET |
| Petite cruche à bec utilisée pour servir les boissons. Les différentes parties sont celles d’un vase, auxquelles s’ajoute l’anse. Les années 50 ont vu la création de formes nouvelles, quelques fois extravagantes, de ces pichets, devenus pratiquement des sculptures. |
| PLAQUE |
| Les grandes plaques de céramiques se déforment à la cuisson, c’est pourquoi les artistes des années 50 utilisent des plaques de Lave pour créer de grands décors. Seul Peter Orlando a réussi à trouver un mélange de pâte lui permettant de fabriquer de grandes plaques de céramique parfaitement planes. |
| PLAT |
| Les différentes parties d’un plat ou d’une assiette sont : le fond, le marli et l’aile. |
| POIRE (DECOR A LA POIRE) |
| Pour poser un décor plus ou moins fin, on utilise une poire en caoutchouc munie d’un bec en verre plus ou moins fin. |
| POLYCHROME |
| Se dit de quelque chose qui est décoré de plusieurs couleurs. |
| PORCELAINE |
| Produit céramique à pâte fine, compacte, généralement blanche, translucide en faible épaisseur, vitrifié dans sa masse, et revêtu, le plus souvent d’une couverte brillante et transparente de caractère Feldspathique ou plombeux. Le composant essentiel de la porcelaine est le Kaolin, argile blanche, cuite à haute température. |
| PORCELAINE DURE |
| La porcelaine dure est composée de trois constituants essentiels, en proportion variables : le Kaolin, argile blanche, le feldspath qui est un fondant, et le quartz, sous forme de sable qui permet la vitrification et la translucidité. La pièce est cuite une première fois au dégourdi, (basse température, 800 à 1050°C), puis reçoit une couverte feldspathique et recuit à haute température (1250 à 1450°C). Cette couverte acquiert ainsi une dureté telle qu’elle n’est plus rayable par l’acier. Ce qui la différencie de la porcelaine tendre. |
| PORCELAINE TENDRE |
| La porcelaine tendre est composée de Kaolin, de quartz, et d’une couverte plombeuse, rayable par l’acier, ce qui la différencie de la porcelaine dure. |
| POTERIE |
| Objet en terre cuite, à différencier des porcelaines. On trouve des poteries mates, et des poteries vernissées. Les premières sont cuites sans glaçures, et restent donc poreuses, comme les tuiles, les pots de fleurs, etc. Les poteries vernissées ont reçu un enduit protecteur, ou glaçure qui les imperméabilise. Les poteries sont cuites vers 1000°C, alors que les grès sont cuits vers 1200°C, et les porcelaines entre 1250 et 1450°C. Les poteries sont modelées, moulées, ou tournées. |
| PRESSAGE |
| Procédé de façonnage rapide qui consiste à comprimer la pâte dans un moule qui lui donnera la forme de l’objet que l’on souhaite reproduire. |
| RAKU |
| Procédé de cuisson rapide à basse température du grès, inventé au Japon en 1580. |
| R |
| REDUCTION |
| Une cuisson en réduction réduit l’arrivée d’air, et donc d’oxygène dans un four ; les couleurs cuites en réduction seront différentes des mêmes couleurs cuites en cuisson oxydante. |
| REFRACTAIRE |
| Qui résiste à la chaleur. |
| REHAUT |
| Touche claire ou brillante destinée à accentuer le relief dans certaines parties du décor. |
| RESERVE |
| Grace à l’application de paraffine, certaine parties du décor pourront garder la couleur de fond de la pièce. Technique très souvent employée dans les années cinquante (ex : Capron). |
| SALAGE |
| Cuisson des grès au sel. La glaçure caractéristique des grès est le vernis au sel, produit par volatilisation de sel marin en cours de cuisson, qui, réagissant avec la silice de la surface de la pâte, donne une fine couche vitrifiée. |
| S |
| SCARIFIE |
| Procédé de décoration : à l’aide d’un objet pointu, on enlève la couche d’émail posée sur le biscuit selon le dessin prévu. |
| SGRAFFITE |
| Sur un biscuit, ou sur un biscuit ayant déjà reçu une première couleur, on pose une autre couleur, qui est grattée à certains endroits pour faire apparaître un dessin. Technique proche de la scarification, et du décor en réserve de paraffine. |
| SIGILLEE |
| Se dit d’une céramique en argile fine, à laquelle la cuisson donne une teinte brique, que l’engobe rend brillante, et dont le relief imite celui des vases en métal. Ce sont principalement les céramiques Gréco-romaines. |
| SILICE |
| Composé organique que l’on retrouve dans de nombreux minéraux, dont le quartz. |
| SOLE DU FOUR |
| Partie réfractaire horizontale d’un four sur laquelle on pose les pièces à cuire. |
| STANNIFERE |
| Qui contient de l’étain. |
| TERRE |
| La terre provient de la décomposition des roches sous l’action de l’eau de pluie, des glaciers, ou même du vent. Elle varie donc en fonction de la composition chimique des roches qui l’entoure, et l’on trouve des terres qui varient en qualité, couleur, plasticité, finesse ; certaines contiendront des inclusions organiques. On distingue les argiles, les grès et les porcelaines selon leur composition. |
| T |
| TERRE REFRACTAIRE |
| Terre résistante aux très hautes températures. |
| TOUR |
| Instrument du tourneur : dispositif, actionné au pied, ou électrique, comportant un plateau rotatif horizontal sur lequel on pose la boule de terre à tourner. |
| TOURNAGE |
| Procédé de façonnage à la main et au tour, d’une pâte plastique pour obtenir des céramiques plus ou moins cylindriques. |
| GRES LUSTRE |
| Grès ayant reçu une glaçure métallique. |
| TOURNASSAGE |
| Seconde phase du tournage, qui succède à l’ébauchage, et qui consiste à amincir les parois, les pieds ou les bords d’une céramique, en taillant la pâte à l’épaisseur voulue, à l’aide d’instruments tranchants appelés tournassins, afin de donner à la pièce le profil désiré. |
| TREMPAGE |
| Procédé de pose des glaçures, consistant à immerger un biscuit dans l’émail liquide. |
| VASE |
| Les différentes parties d’un vase sont : le pied, la panse, l’épaulement, le col et la lèvre. |
| V |
| VERNIS |
| Enduit mince, transparent, souvent très plombifère et très fusible,posé sur les terres argileuses et qui les imperméabilise à la cuisson. |
| VITRIFICATION |
| Passage à l’état de verre pendant la cuisson. |