CARTES POSTALES
HISTORIQUE
Les Celto-Ligures  occupent l’oppidum des Encourdoules.
Les premières traces montrent l’occupation d’un village fortifié (oppidum), au nord-est de Vallauris, vers l’an 200 avant JC, par des celto-ligures.
Les Romains (52 avant JC).
Les Romains conquièrent le territoire, qu’ils appellent Provincia romana, d’où le nom de Provence. Etablis aux Encourdoules, ils agrandissent le village hors les remparts, et vivent en paix jusqu’aux invasions barbares. Au V° siècle, toute trace d’habitation a disparu.
Terre épiscopale puis monacale ( X° et XI° s).
Au X° s, Vallauris réapparaît comme terre appartenant à l’Episcopat d’Antibes.
En 1038, donation de Vallauris et ses environs aux moines de l’Abbaye de Lérins, (iles situées au large de Vallauris-Golfe juan). A l’époque, Vallis Auréa est un ensemble de hameaux ayant tous une petite chapelle. Celle du château-musée qui subsiste encore actuellement, date du XIII° s, et renferme aujourd’hui la fresque de « La guerre et la paix » de Picasso.
Epidémie et pillage réduisent l’occupation de cette terre, et seuls les moines de l’Abbaye de Lérins sont encore actifs.
Construction de l’actuelle «vieille ville» en 1501.
Prieur de Lérins et seigneur de Vallauris, Dom Raynier Lascaris fait donation des terres aux habitants de son Comté de Vintimille qui veulent venir s’y installer. Il confie à Augustin Grimaldi, évêque de Grasse, la réalisation de plans pour la construction d’un nouveau village. Ayant constaté que Vallauris est protégé des vents, il propose un plan en damier, plan assez rare dans la région où les villages étaient plus souvent construits en spirale pour s’abriter du vent. Débute alors la construction de ce qui est aujourd’hui la vieille ville de Vallauris, non loin du Château-musée actuel.
Dans cet acte d’habitation est déjà noté que «  … le dit Seigneur Prieur … s’est réservé la lesde ou gabelle … de tous les vases de terre et de verre … qui seront mis en vente au dit terroir de Vallauris. » Voici donc les premières mentions de la poterie de Vallauris.
Ce village s’organise et évolue jusqu’à la sécularisation des moines de Lérins, en 1787, date à la quelle 1300 habitants sont dénombrés.
Napoléon débarque à Vallauris-Golfe Juan à son retour de l’ile d’Elbe, le 1° mars 1815.
L’évolution industrielle du XIX° s voit arriver le tramway en 1899 et l’électricité en 1919.
La poterie de Vallauris existe donc depuis des temps immémoriaux,
grâce à sa terre d’une grande plasticité, d’une belle couleur rouge, et naturellement réfractaire. Au XIX° s, le village de Vallauris produit des quantités industrielles de marmites (pignâtes en provençal), poêlons, etc. qui sont exportés dans le monde entier. La ville, qui recense quantités d’ateliers aux énormes fours à bois, est appelée « la ville aux cent potiers ».
A la fin du XIX°, la famille Massier fait évoluer les poteries traditionnelles vers une céramique plus artistique, mais c’est après la deuxième guerre mondiale que la renommée de Vallauris atteint son apogée. En effet, la Côte d’Azur était devenue un lieu à la mode grâce au train qui ouvre cette région à la civilisation des loisirs, où se retrouvent d’abord les artistes, intellectuels, et les « peoples » de l’époque. C’est Paul Cézanne qui est le premier à délaisser Paris, puis Monet, Renoir etc. Puis beaucoup d’autres artistes suivront.
Après la deuxième guerre mondiale, avec le début du Festival de Cannes, ce coin devient universellement connu. Rita Hayworth épouse, à Vallauris, le Prince Ali Khan en 1949, et le Prince Rainier de Monaco se marie en avril 1956 avec Grâce Kelly : tout Hollywood se déplace pour cette occasion. Vallauris accueille Picasso une première fois en 1946, puis il se fixe définitivement à Vallauris en 1947. Et pendant dix-huit mois travaille intensément et révolutionne l’art de la céramique. Sa renommée fait venir d’autres artistes, qui se mélangeront plus ou moins bien avec les artisans locaux. Jusqu’à la fin des années soixante, c’est la grande période de Vallauris, qui exporte dans le monde entier, particulièrement aux Etats-Unis.
Puis le grès détrône les belles couleurs des faïences de Vallauris, les Etats-Unis interdisent l’importation de faïence ayant une couverte à base de plomb, et l’activité potière de Vallauris se réduit comme peau de chagrin, jusqu’à nos jours où quelques artistes continuent contre vents et marées de produire de belles et originales céramiques...